Entretien avec Marie COURTAUX

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05/01/18

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Principale cause de mortalité maternelle (16%), l’Hémorragie du Post-Partum (HPP) est aussi la plus évitable (80%). En France, selon l’Inserm, se produit 1,6 décès maternel pour 100 000 naissances vivantes, soit 13 femmes décédées par an.

 

Fort heureusement, le taux de mortalité en France diminue chaque année. En revanche, cette complication obstétricale reste un événement imprévisible qui peut toucher toutes les femmes qui accouchent sans que personne n’y soit préparé. L’HPP survient donc de manière soudaine et inattendue pour les mères, les pères, le nourrisson et l’équipe soignante. Dans les cas les plus graves, un transfert en urgence dans d’autres structures hospitalières peut avoir lieu pour apporter les soins nécessaires à ces femmes. Cette prise en charge en urgence signifie donc une séparation avec le nourrisson, ce dernier restant dans la maternité d’origine. Enfin, plus rarement, l’HPP peut impliquer un risque d’hystérectomie qui condamnerait la fertilité de la femme.

 

Un manque à combler

Malgré une fréquence qui varie de 5 à 10% des accouchements en France, l’HPP a fait l’objet de peu de recherche en psychologie. Ces rares études quantitatives révèlent, entre autres, une souffrance maternelle liée à un état de stress post-traumatique. D’autres études montrent que cet incident obstétrical peut engendrer une dépression postnatale et un désir de nouvelle grossesse entravé. Mon projet de recherche vise alors à explorer l’impact psychologique d’un tel incident obstétrical à partir d’une analyse qualitative d’entretiens menés auprès de ces femmes. Nous nous interrogeons notamment sur les effets, potentiellement traumatiques, de l’HPP sur le processus du devenir mère et sur l’investissement de l’enfant.

 

Une étude longitudinale

En 2011-2012, Christelle Gosme, psychologue (également lauréate d’une bourse de la Fondation Mustela), a réalisé des entretiens semi­-directifs auprès de femmes un mois puis trois mois après leur accouchement et leur HPP. Ces entretiens n’ayant pas fait l’objet d’une analyse clinique et thématique, ce travail de thèse consiste à la fois à les analyser et à proposer, six ans plus tard, un nouvel entretien de recherche à ces mêmes femmes. Onze patientes accueillies au service de réanimation de l’hôpital Lariboisière (centre de référence pour les HPP graves) sont incluses dans cette étude. Par cette méthodologie singulière, ce travail de thèse est une recherche qualitative longitudinale avec un référentiel psychanalytique. 

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